D'ALTRO CANTO
Film/documentaire de Morena Campani
Film/documentaire de Morena Campani
avec Joséphine Lazzarino
et les patients et les soignants de la Maison-Famille de Salone (Rome, Italie)
C'est l'histoire d'un groupe de malades psychiques qui se dédient à l’art-thérapie avec une
femme venue de l’étranger (Paris), dans le but de les ramener sur un parcours de découverte et
guérison.
Joséphine est musicothérapeute à l'Hôpital des Enfants Malades Necker de Paris. Après plusieurs voyages à la recherche de ses racines méditerranéennes avec l'ethnomusicologue Giovanna Marini, se spécialise sur les méthodes de guérison traditionnelles. À partir d'une approche articulée autour des thèmes de la voix, le rythme et le mouvement du corps, elle a transformé ses connaissances en une profession.
Psichiatra et professeur universitaire du transculturel, Alfredo Ancora invite Josephine à Rome pour rencontrer des patients souffrant de maladies mentales. Immédiatement Joséphine est en mesure d'établir avec ces gens une relation profonde, à partir de son langage qui devient le langage de la rencontre, fait d’italien, de dialecte romain et sicilian, d’un peu de français et d’espagnol. Mais surtout des gestes.
Le projet de documentaire est juste une conséquence logique de ce travail. Il porte le titre : « D'autre part », qu’en italien il contient le mot chant, pas en tant que chanson mais c’est
l’expression dialectale de champ, canton, coin (soit une part de ...). Une expression qui est
utilisée fréquemment en Italie, du nord au sud, comme couche intermédiaire entre une phrase et l'autre. Intraduisible et difficile à expliquer à la lettre, parce que au fond cela veut dire aussi : « autre regard, point de vue », donc le chant et le corps considérés comme un autre point de vue. En France on utilise « d’autre part… ».
Avril 2011, première semaine de travail.
La rencontre a été bien expliquée aux patients à l’avance par la directrice Domenica ALBANESE (Mimma), qui a introduit le thème de la musicothérapie en expliquant les évolutions favorables qu’elle pourrait avoir sur leurs comportements. Le site choisi pour le stage au sein de la
structure, est le sejour, lieu consacré à la télévision, au karaoké et d’autres activités plus au
moins amusantes. Alfredo ANCORA était présent à la première réunion, il a béni les locaux pour la scène en donnant de la crédibilité et de la confiance envers les deux inconnues, Joséphine au chant et Morena à la caméra.
Octobre 2011, deuxième semaine de travail.
Quelqu’un raconte des traumatismes du passé, les fantômes de la vie passée, tandis que d'autres se cachent à la souffrance subie et étouffent le droit d'exister. Irene prend soin de tirer les conclusions des expériences au cours du stage.
La semaine est pleine de hauts et de bas, mais la chanson est toujours utile pour surmonter la crise menaçant: « Canta che ti passa (Chantes, qu’après ça va mieux) ! »...
Le rythme conserve la trace du temps, dans la certitude que le temps est venu. On ne peut pas parler de thérapie, ce terme va au-delà de toute attente ou, peut-être, n'est pas atteint du tout. Nous prenons cette semaine, comme une réfléction necessaire sur la folie. On s’aperçoit que cette folie est accompagné par d’autres troubles plus banales, par exemple la solitude, ou l’autonomie, la honte, ou le désir de se sentir fort, beau, saint, ou… Naomi Campbell !
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